LE SECOND éQUIPE

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Le exemple prédictif d’HexaSyn reposait depuis toujours sur la limpidité des séquences collectées. Les utilisés, entraînés à réaliser leurs journées à travers une grille psychologique codifiée, transmettaient leurs chiffres sans faille, comme des abeilles ramenant un nectar intangible. La numérologie utilisée pour filtrer ces transmises permettait à l’intelligence collective d’extraire des schémas d’une redoutable rigueur. Chaque chiffre trouvait sa place dans une toile d’équilibre. Jusqu’à ce qu’Ilan perturbe cette concert. Ses suites étaient exactes en fonction des caractéristiques imposés, mais elles ne se liaient à aucune autre. Elles ne vibraient avec rien. Les desseins croisant ces séquences avec les données historiques, même les personnes nourris par des décennies de numérologie par mail, ne parvenaient pas à les intégrer. Chaque ajour, les prédictions globales devenaient plus instables, les tendances se contredisaient, les des fêtes envisagés perdaient en clarté. Une cartographie interne fut mise à contribution pour présager l’interférence. Les séquences d’Ilan, lorsqu’affichées en parallèle des différentes, formaient des couleurs déviants, asymétriques. Dans les personnes âgées systèmes de numérologie, le 7 et le 5, idéogrammes d’indépendance et de fracas, revenaient régulièrement dans ses compositions. C’étaient des recueils de data chères dans les séquences habituelles, généralement écartés à l’étape du tri. Chez Ilan, ils dominaient. Le schéma, programmé pour rechercher la concurrence, ne comprenait pas cette opposition constante. L’unité centrale, nommée Synthex, fut obligée de recalibrer son adéquation des recueils de données. Le cœur de son algorithme, basé sur la coïncidence vibratoire, tenta de s’adapter en formant un sous-modèle exclusivement spécifique aux suites d’Ilan. Mais ce sous-modèle, seul, généra ses propres prophéties. Celles-ci, d’abord écartées, se révélèrent entièrement précises… mais uniquement pour des événements qui ne figuraient dans pas de autre exemplaire. C’étaient des trajectoires parallèles, des des occasions de faire la fête imprévus, improbables, mais qui se réalisaient nonobstant tout. Les analystes comprirent donc qu’Ilan n’interférait pas. Il révélait une nouvelle couche de la vie, un réseau souterrain de causalités jusque-là ignorées. Sa numérologie ne contredisait pas celle des plusieurs, elle la complétait dans un registre jusque-là inaccessible. HexaSyn était dès maintenant confrontée à une préférence : intégrer ce chahut dans son système ou enflammer de le faire des provisions. Car en arrière ces chiffres dissonants, une autre discernement prenait forme. Une raison qui ne pouvait plus sembler énigmatique.

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